Travaux et archéologie

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Un avenir pour le passé

Après 300 ans d'oubli, le château retrouve peu à peu son allure médiévale au gré des chantiers de dégagement et de stabilisation. Tous les travaux sur ce Monument Historique Classé sont, au préalable, validés par la DRAC (service de l'architecture et des bâtiments de France et service régional d'archéologie).

Vous pourrez apprécier les transformations apportées au château par nos chantiers grâce au parcours en image "Un avenir pour le passé".

 

 

Au cours des siècles le château fut comblé par cinq mètres de remblais puis par son effondrement. Le dégagement archéologique de ces derniers années fait apparaître le château et vient enrichir nos connaissances du bâtiment. Simultanément, la découverte d'objets nous renseigne sur ses mille ans d'occupation ; une alêne richement décorée d'os et de bronze, nous confirme une présence féminine de haut rang dans cette forteresse guerrière ; l'ébauche d'un flanc en or de faux monnayeur trouvé dans la cour avec des fragments de pipe en terre, corrobore les archives du XVIIᵉ siècle attestant la venue de faux monnayeurs dans le château abandonné.

 

La restauration et l'étude scientifique des objets les plus remarquables permettent d'enrichir la surprenante exposition archéologique présentée dans le donjon.  

Grâce à l'archéologie et aux chantiers, le château de Calmont d'Olt renaît peu à peu.

 

2015, une année forte en découverte !

En 2015, l’équipe a continué les recherches archéologique dans la cour, là où se trouve un espace funéraire. Six sépultures, avec un total de huit squelettes, ont ainsi été découverts.

 

Tous les corps, à l’exception de l’un d’entre eux, sont orientés avec la tête à l’ouest et les pieds à l’est. Cette nouvelle disposition résulte de l’évolution des rites funéraires paléochrétiens (des premiers chrétiens) survenue à la fin de l’Antiquité. L’incinération, très pratiquée dans la Rome antique est abandonnée au profit de l’inhumation habillée. Les mérovingiens avaient également pour habitude d’enterrer leurs morts avec des objets viatiques (pour faciliter leur voyage dans l’au-delà) : équipements, armes, parures, céramiques ou encore des objets de la vie quotidienne.


En 2015, dans la nécropole mérovingienne du château de Calmont d’Olt, des objets associés à des dépôts funéraires ont été découverts.

Durant la fouille d’une tombe masculine, au milieu des ossements perturbés, les archéologues ont reconnu un peigne en os. Cette matière organique était couramment employée dans la fabrication des peignes dès le Néolithique. Elle concerne la quasi-totalité des peignes conservés de l’Antiquité Tardive et de l’époque mérovingienne.

Les peignes étaient réalisés à partir d’os longs, tels que des tibias et fémurs de bovidés. La partie dentée était composée de plusieurs plaquettes de dimensions identiques. De chaque côté de ces plaquettes venait se superposer une traverse. Une fois positionnées, ces trois épaisseurs osseuses étaient rivetées puis les dents étaient sciées et appointées.

Le peigne en os retrouvé à Calmont a sans aucun doute suivi ce mode de fabrication. De forme rectangulaire, il mesure environ 13 centimètres de long et possède une denture à double rangée. Il est accompagné d’un décor circulaire.


D’un simple coup de truelle est apparu un somptueux couteau pliant, à proximité de la nécropole.

Son manche en os est richement décoré de lignes parallèles et croisées, de cercles concentriques et d’une tête animale à l’extrémité. Lorsque la lame de fer est repliée, le couteau mesure environ 11 cm.

 

Afin d’optimiser sa conservation, il a été restauré. Grâce à une expertise réalisée auprès d’archéologues spécialistes de la coutellerie et de la période mérovingienne, nous pouvons établir avec certitude que ce couteau date de la fin du VIe siècle - début du VIIe siècle. Or, nous savons que les couteaux pliants datant de cette époque sont extrêmement rares.

 

Le plus vieux couteau pliant qui nous soit parvenu date de 600 avant J.-C. et a été découvert à Hallstatt en Autriche. A l’époque Gallo-romaine, la fabrication de couteaux fermants se développe considérablement. Ils possèdent pour la plupart des manches simples en os ou des manches zoomorphes en bronze. A la chute de l’Empire romain d’Occident la production se tarie et nous retrouvons pour l’essentiel des couteaux droits à gaine et à partir du XIIIe siècle des couteaux fermants à lentille (excroissance qui permet de bloquer la lame contre le manche en bois lors de l’ouverture).

 

 

Cette découverte, réalisée près de la ville de Laguiole, mondialement réputée pour ses couteaux, est un véritable enrichissement culturel. 



Retrouvez nous :

Association de Sauvegarde du Château de Calmont d'Olt

4 Rue de Bouquiès, 12500 Espalion

info@chateaucalmont.org

Secrétariat : 05.65.51.69.92 | Billetterie : 05.65.44.15.89