205 enquêteurs étaient montés au château de Calmont vendredi 31 octobre afin de trouver qui avait tué le pauvre Joseph et l’on peut dire que ce ne sont pas les suspects qui manquaient dans cette affaire…
A en croire la plupart des témoins, tout portait à croire que Blaise était le coupable idéal. En effet, le matin du crime, il avait prédit la funeste destinée de Joseph et il avoua même avoir menacé la victime peu après midi. Pourtant, bien que farouche soldat, ce n’en est pas moins un gros flemmard qui avait cherché à se faire monter au château en charriot et qu’il avait une grande motivation à marcher jusqu'à Agen. De plus, d’après Martel, la lame de son arme ne correspondrait pas à l’arme du crime car elle est bien trop longue …
D'autres indices nous mènent alors à Louis, le consul d’Espalion. Joseph lui devait bien de l’argent mais il semblerait qu’il ait remboursé sa dette peu avant d’être assassiné. De plus, Louis allait tirer un réel avantage du départ de la milice pour l'ost puisqu’il allait être exonéré d'impôt pendant un an. Dans ces conditions, pourquoi tuer Joseph et prendre le risque que la milice reste à Espalion ? Non, Louis n'est pas l’assassin !
Grâce à l’enquête, nous avons appris que le crime a eu lieu en début d’après-midi et il semblerait que les époux Lefèvre, Louis et Clothilde, ont été les derniers à avoir vu Joseph vivant. D’ailleurs Clotilde avoua s’être sentie épiée au moment où Joseph remboursait son époux devant le couillard.
Mais les indices les plus importants ont été donnés par Martial et Bertrand. L’un qui pensait que le meurtrier serait une personne qui avait beaucoup à perdre du départ des civils pour l’ost. Et l’autre qui nous a donné des informations capitales sur l’arme du crime : une arme blanche à un seul tranchant faisant moins d’un pied de long pour plus d’un pouce de large. Or, seulement 2 personnes présentes au château ce jour-là étaient en possession d’une arme correspondant peu ou prou à cette description : Viviane et Barthélémy !
Viviane avait bien beaucoup à perdre avec le départ pour l’ost de Roseline, sa cuisinière, mais elle pouvait encore servir quelques doux nectars à ses clients ou se mettre à cuisiner elle-même.
Par contre, Barthélémy, lui, allait avoir un gros manque à gagner si la charretière Cunégonde ne lui transportait pas ses cuirs à foire de la St Hubert de Rodez. De plus, il était présent quand Blaise avait émis l’idée que pour que la compagnie reste à Espalion, il suffirait que le couillard reste à Calmont ou d’éliminer Joseph. Mais surtout, le couteau qui pendait à sa ceinture correspond exactement à la description de l’arme du crime.
Barthélémy avait dit aux enquêteurs être allé derrière la taverne pour soulager sa vessie mais en fait il y est allé pour épier Joseph et attendre le moment opportun pour l’assassiner !
Barthélémy était donc le coupable de cet odieux crime et a été immédiatement condamné à suivre la compagnie d’ost jusqu’au siège d’Agen où l’artilleur du trébuchet de Caylus lui fera visiter la cité par la voie des airs.
Bravo pour cette enquête inédite et à l'année prochaine pour un nouveau mystère !!!
